URGENCE CLIMATIQUE – TRANSITION ECOLOGIQUE Que du bullshit ?

Mai 30, 2019 | Discussion & philosophie, Inspirations | 2 commentaires

L’urgence écologique aujourd’hui on met le mot dessus, pourtant ça fait longtemps que l’écologie est importante. Depuis toujours certainement mais ça en était pas un problème jusque là. Ici je te parle de ce que j’en retiens.

L’urgence ecologique c’est quoi ?

Si c’était une histoire

On parle pour les premières fois d’urgence écologique dès le début des années 70 en évoquant un changement climatique à long terme possible. A tel point que le secrétaire d’Etat Américain de l’époque propose de mettre en œuvre des investigations sur le sujet. Cette demande a été faite à l’organisation météorologique mondiale. Ce ne sera qu’après une étude avec l’aide d’outils de mesures, ainsi que des réunions de groupes de travail, que la sonnette d’alarme sera tirée en 1978. Ainsi apparaîtra la notion d’effet de serre.

Pour finir, et ayant conscience de l’environnement, en 1978, je le rappelle, il appellera à surveiller les changements climatiques, à s’informer sur la toxicité des substances utilisées dans la société et à les gérer voire les interdire. Il donnera une vingtaine d’années par exemple, aux Etats-Unis pour l’utilisation des énergies fossiles, mais qu’il leur faudra très rapidement se tourner vers des solutions durables, et renouvelables à terme. C’était en 1978.

En parallèle en 1972 eut lieu la conférence de Stockholm qui mit en lumière les questions écologiques dans la préoccupation mondiale, les participants s’engagèrent d’ailleurs à se retrouver chaque décennie pour faire un compte rendu sur l’état de la planète.

En 1992, il y eut la reconnaissance de la responsabilité des activités de l’homme sur les changements climatiques et le réchauffement. Il y avait une réelle volonté de proposer et mettre en place des solutions. Cet appel avait été lancé par 1700 scientifiques lors du sommet de la Terre au Brésil justement pour amener à une meilleure gestion de la planète, des ressources et de la pollution. C’était à nouveau en 1992.

Les faits en 2019

Aujourd’hui nous sommes en 2019, soit 40 ans après ces premières inquiétudes qui débouchent sur plusieurs sonnettes d’alarmes tirées (la liste précédente n’est pas exhaustive).

Et pourtant, malgré quelques mesurettes, les gouvernements et la société, continuent à consommer massivement en épuisants les ressources énergétiques de la planète, en portant atteinte à la biodiversité des territoires et en polluant à outrance, comme si il n’y avait pas de lendemain. Pas que le plastique, pas que les combustibles, pas que l’industrialisation de tous les secteurs, ou encore alimentation. C’est un système tout entier qui repose sur la pollution et l’altération de la planète.

Sauf que jusque-là, ça allait on n’en voyait « pas trop » les dégâts et pourtant maintenant ça commence à sortir ; continent de plastique toujours plus grand, micro et nanoparticules de plastiques retrouvés partout dans le monde et surtout dans des endroits les plus préservés, hausse des températures, épuisement des ressources, gaz à effets de serre, bétonisation en masse. Tout cela annoncé par l’alerte de 15 000 scientifiques venus de nombreux pays à travers le monde. Ces scientifiques qui font un bilan catastrophique de la planète : perte de la biodiversité, raréfaction et extinctions des espèces végétales, animales et marines, épuisement des ressources, déséquilibre météorologique, la planète et tout son fonctionnement en est fragilisée.

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Prendre conscience de la gravité de la situation

il n’y aura pas de transition mais courage ! Pas de deprime il faut agir

Alors oui ce n’est pas drôle, oui c’est très grave, et chacun d’entre nous se doit de s’y intéresser ne serait-ce pour savoir ce qu’il se passe, comprendre et intégrer les conséquences. C’est un peu notre devoir de Terriens.

Ça sera dur, très dur car on part de loin et qu’on ne peut plus prendre de pincettes c’est une CA-TAS-TRO-PHE digne de ce nom. Comme le dit Aurélien BARRAU, astrophysicien, lors de sa tribune avec Juliette BINOCHE à ce rythme-là il n’y a plus grand espoir, ça en est là le plus grand défi de l’humanité. Tribune signée par 200 personnes connues publiquement.

 Après c’est sûr, tu vas me dire que maintenant ça fait 40 ans que l’on prévient de ce désastre écologique et nous le vivons encore bien ? Mais il n’y aura pas de point de rupture, cela se fait petit à petit, y’en a qui se mette à l’abris tandis que d’autres en subissent les conséquences sans pouvoir y faire grand-chose, et qui vont le subir de plus en plus gravement. 

Il n’y aura pas de transition, les effets se voient déjà, et malheureusement ce qui se voit, est à l’image de la partie visible d’un iceberg. Le plus important ne se voit pas.

Alors on apprend, et on lâche prise, c’est fait, c’est fait, c’est comme ça, on ne changera pas le passé et pas immédiatement le présent. Maintenant qu’est-ce que nous pouvons faire, entreprendre ? Alors oui il faut se heurter et tenir tête au conventionnalisme, et non ça ne se fera pas en douceur. Puis non, c’est faux, les petits gestes ne suffisent plus, c’est bien mais cela ne correspond plus aux enjeux. 

 Il en convient d’en venir à se refuser une grande partie du confort de la vie moderne, et à payer le prix du local, les politiques ne mettront pas les barrières nécessaires à la commercialisation mondiale, mais entre nous on est d’accord, commander sur des sites chinois qui ne la pas fait ? Mais ce n’est pas normal d’importer un produit de l’autre bout du monde pour rien, alors que le coût écologique est désastreux. Alors, non ça ne fait pas rêver je te l’accorde, mais tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

Et maintenant je fais quoi pour participer à cette révolution écologique

  Alors déjà, il faut s’activer et mettre en place le changement nécessaire pour sauver la Vie sur Terre. La nature te fait respirer, la nature te fait manger et boire, la nature te fournit toutes les matières premières des objets pour vivre. Alors rendons hommage à la nature, et intégrons que nous faisons tous partis de son cycle. Arrêtons de l’enrayer et engageons-nous, car la nature est bien faite et nous pouvons tous l’aider à notre échelle. Surtout en sachant que nous ne pouvons vivre sans elle, mais qu’elle saura faire sans nous. 

 Il faudrait idéalement sortir de la consommation, limiter le travail qui j’en conviens défini notre société, limiter les déplacements, le web, les loisirs dans une grande échelle.

Mais pour l’instant il y a des petits gestes, qui font beaucoup mis bout à bout : faisons un potager, créons des multitudes d’abris pour les insectes, les animaux, les auxiliaires, récupérons l’eau de pluie, pour redistribuer lors de sécheresse. Consommons raisonnablement sur des cycles courts et locaux, ou pour faire vivre des artisans, devenons des consom’acteurs d’un nouveau monde. Servons-nous d’outils mécaniques, limitons nos déchets au minimum et à ce que nous pouvons nous-mêmes traiter, limitons le plastique, et les produits chimiques et toxiques. Tout ça n’est que quelques idées. Surtout aimons et respectons tous les êtres vivants sur Terre en ayant de la gratitude pour la vie sur cette planète. Peut-être que comme ça, ça incitera à repenser le modèle, le commerce, car ils n’auront plus d’intérêt à rester tels quels, et en ça ce serait un vrai changement.

 

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Pour finir, même si nous sommes plutôt mal en point, à cet instant rien n’est perdu, et je crois qu’on peut mettre en place quelque chose de grand, tous ensemble. Une révolution écologique, avec le but pour chacun de nous, de préserver la nature et la biodiversité, quotidiennement, et comme chacun peut avec ses moyens, et en essayant de faire toujours mieux. Inspirons-nous les uns et les autres sur les alternatives naturelles et éco-responsable, sur de nouveaux modes de vies plus respectueux et raisonnables comme le minimalisme, le zéro déchet, le mode de vie en permaculture, et la simplicité volontaire et bien d’autres valeurs…

Voilà, après c’est en aucun cas pour faire culpabiliser qui que ce soit mais vraiment pour inciter à agir pour les générations futures, pour la planète, ne serait que le plus petit des gestes, ou la plus petite prise de conscience. Je n’ai aucunes prétentions, et je te souhaite courage et force dans cette quête, et surtout de ne pas oublier que l’on commence à être très nombreux à proposer des alternatives et à s’engager. Une réelle communauté d’entraide, solidaire et bienveillante, c’est ce dont le monde a besoin. Et non l’urgence climatique n’est pas que du bullshit !

Et puis si vraiment tu t’en fous, tu as le droit et ce n’est pas grave, je ne t’en veux pas, il faut de tout le monde pour veiller à la diversité, alors profites bien de ton incarnation sur Terre, que ça te soit ta plus belle expérience ahah en toute bienveillance car chacun est responsable que de sa propre vie. C’est aussi pour ça que la permaculture me tient à cœur !

 P.s : Voici l’interview de Brut avec Aurélien Barrau qui donne son avis éclairé de scientifique en conscience du monde, c’est long certes mais riche en informations. Également je te mets là un article intéressant une interview de François Gervais qui explique pourquoi il serait climato-sceptique. Enfin, un article de ce début de mois sur le rapport de l’ONU concernant l’effondrement de la biodiversité.  Maintenant avec tout ça libre à toi de t’en faire ton propre avis quitte à faire d’autres recherches.

Et puis pour revenir dans des choses plus gaies ici je te mettrais le lien de quelques idées pour réduire ses déchets à la maison et se lancer vers le zéro déchet notamment en faisant un compost par exemple, son exfoliant ou bien son désodorisant

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2 Commentaires

  1. Melo

    Très bon article, et en plus on apprend des choses ! 🙂

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    • Océane

      Merci Melo ! Ah bah c’est encore plus cool alors! ^^

      Réponse

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